LA PREMIERE GUERRE MONDIALE


UN PEU D'HISTOIRE :

Cette page, afin d'alléger le site, sera régulièrement modifiée afin de vous proposer de nouveaux thèmes. Par exemple : "Vers la guerre", "Les batailles de la Marne", "Verdun", "Le chemin des Dames"...   
 

LE CANON QUI TIRA SUR PARIS 

Contrairement à toutes les idées reçues, le canon qui en 1918 tira sur la capitale n’est pas : « La Grosse BERTHA ».

Celle-ci est en fait une pièce de 420 mm qualifiée d’obusier. Elle est utilisée dès le 12 août 1914 contre les fortifications Belges. Avec des obus allant jusqu’à 1150 kilogrammes, chargés de 144 kg d’explosif, elle pouvait percer 3 mètres de béton armé. 

En ce qui concerne le « canon de Paris », c’est en réalité une fabrication qui réutilise des matériaux déjà existants. Ce canon était prévu, à son origine pour toucher l’Angleterre à partir des côtes françaises.

Le canon est fabriqué à partir de tubes de marine d’un calibre de 350mm et d’une longueur de 17 mètres. Ils sont frettés (mise en place d’un tube intérieur par chauffage et brusque dilatation)

Le calibre est alors ramené à 210mm avec une longueur de 36 mètres. 

Cette longueur hors du commun, oblige les usines Krupp à utiliser un mat central et un système d’haubanage pour rigidifier le tube.

Malgré cette démesure, le secret de cette arme tient en fait dans la trajectoire de l’obus. En effet, c’est la hauteur atteinte par l’obus qui lui permet de parcourir une distance jamais atteinte. Son passage à 42 km de hauteur dans la haute atmosphère où la résistance à l’air est moins importante, lui permet d’atteindre plus de 100 Kms de portée. 

Les puissances déployées lors des tirs usaient rapidement le tube. Il devait être changé tous les 65 coups et chaque obus était numéroté de 1 à 65 et devait être tiré dans l’ordre car le tube changeait de calibre à chaque coup ; le dernier obus tiré atteignait le calibre de 235mm.

Trois canons ont tiré sur Paris en 1918. Les deux premiers étaient situés dans la forêt de Saint Gobain, le troisième (non situé) tirait d’une distance de 121 Kms de la capitale. Le bombardement commence le 23 mars 1918 à 7h15. Au total, on relèvera 21 impacts sur Paris et 1 sur Châtillon. 

Dès les premières explosions, la stupeur fait place à l’étonnement. Les hypothèses les plus farfelues voient le jour. Certains parlent d’avions qui auraient lâché des bombes, d’autres de canons pneumatiques dissimulés dans Paris….

Le lendemain, le fameux canon est repéré par le bruit, l’artillerie française entre en jeu mais malgré de nombreux tirs, jamais le canon de Paris ne fût atteint. 

Lors de l’avance de l’armée allemande les canons furent déplacés dans le bois de Corby où ils tireront encore une centaine de coups.D’autres emplacements furent encore utilisés. Au total,  les canons auront tirés 351 coups sur la capitale causant la mort de 256 personnes et en blessant 620 autres.

Avec l’armistice qui se dessine, les canons sont rapidement démontés et rapatriés en Allemagne où ils seront fondus dans les usines Krupp, de même tous les documents furent détruits, afin de maintenir le secret de cette arme extraordinaire.
 

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