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UN
PEU D'HISTOIRE :
Cette page, afin
d'alléger le site, sera régulièrement modifiée afin de vous
proposer de nouveaux thèmes. Par exemple : "Vers la
guerre", "Les batailles de la Marne",
"Verdun", "Le chemin des Dames"...
LA DENT DE CROUY -
25 décembre 1914
Avec la course à la mer, le
front s’est stabilisé. Les hommes sont occupés à creuser la sol,
à poser des barbelés, à drainer les boyaux où l’eau et la boue
s’accumulent. C’est une nouvelle forme de guerre qui voit le
jour : la guerre de siège. La technique employée par Joffre est
« le grignotage », qui consiste en de petites attaques locales
et continuelles. C’est dans cette optique que le général
Maunoury avec sa VIème armée lance une opération
contre le plateau 132 au nord-est de Crouy.
Les lignes allemandes forment un
saillant allant jusqu’aux abords de Crouy. Le saillant est
couvert sur les côtés par de l’artillerie qui peut prendre les
assaillants en enfilade. Des pièces à longue portée sont
utilisées pour venir à bout de cette dangereuse artillerie. La
bataille débute le 25 décembre. Les réseaux de barbelés doivent
être détruits. Toutes sortes de moyens plus ou moins ingénieux
sont envisagés ; en dernier recours, on utilise des chariots
porte-bombes, nouvelle invention qui restera sans suite. Le
résultat nul fait reporter l’attaque au 8 janvier 1915.
Durant cinq jours, la bataille
est âpre et le terrain se couvre de cadavres. Maunoury fait
intervenir la 14 D.I. (44ème et 60ème
R.I.) sur la gauche, afin de soulager sa droite. Elle ne fait
pas 100 mètres et est rejetée. La gauche s’effondre entraînant
le côté droit. L’attaque est un échec. Pour clore le tout, une
brusque crue de l’Aisne oblige les Français à repasser sur la
rive gauche de l’Aisne. Cependant, l’ennemi, très éprouvé, ne
profite pas de cet avantage, il s’approche simplement un peu
plus de Soissons. Les pertes en revanche sont très lourdes et
sont estimées à environ 12 500 hommes tués, blessés ou
disparus.
Le front désormais va de
Soissons à Chavonne au sud de l’Aisne. La perte du plateau par
la VIème armée met en situation critique le 18ème
C.A., accroché aux pentes du Chemin des Dames.
Le 25 janvier 1916 à 19 h 00,
les Allemands attaquent nos positions de Heurtebise, de Creute
et du Bois Foulon. Après un bombardement de 210 , c’est à 15 h
00 que l’assaut allemand est repoussé, sauf à la Creute. Malgré
nos contre-attaques, les Allemands restent maîtres de la Creute.
Ils l’aménagent : postes de secours, salle d’hygiène,
électricité, et même un cimetière ou reposent 124 soldats dont 7
Français. Plus de 6 000 hommes peuvent y séjourner. Ils
ramifient cette caverne jusqu’aux pentes sud où les rameaux se
terminent par des nids de mitrailleuses. La Creute prend le nom
de Drachenhoele (la caverne du Dragon).
On peut dire que dès lors « Le
chemin des Dames » devient un « secteur calme ». Ceux qui
viennent de Verdun, qu’ils soient Allemands ou Français, y
trouvent un relatif repos.
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